lundi 13 décembre 2010

Désir de vie et Amour

J'ai un autre livre de Simone Pacot. (La suite de l'évangélisation des profondeurs :
"Reviens à la vie !: " )
J'ai parfois du mal à comprendre mais j'aime bien persévérer. Je dois faire un texte sur "ressentir l'Esprit dans une communauté de croyants" et j'ai un peu de mal à trouver quelque chose. Alors je lis, je prends et tout ce que je trouve participe à l'élaboration de ce texte. Et c'est bien. Ce n'est plus la poursuite du vent que de lire de belles choses et qu'ensuite il ne reste rien. J'écris dans mon cahier qui pourrait s'appeler "jounal" mais qui n'en est pas.

Citations :
"Ce qui compte à ce moment c'est l'émergence du désir de vie. C'est le moment de sortir du balancier : 'Je veux, je ne veux pas'.? Mais opter avec détermination pour 'Je veux mais je ne peux pas encore' est un véritable départ de vie, c'est le début de la guérison.
Qu'est-il arrivé pour que l'on se juge sans valeur, que l'on ait complètement baissé les bras? La blessure soit être retrouvée, nommée. Quelles en ont été les conséquences? Quand, comment cette graine empoisonnée est-elle entrée en moi ?"

"L'acte le plus simple peut consister à introduire l'amour dans chaque acte de vie. C'est une façon de créer de la vie, de choisir la vie. Il s'agit de penser, de nourrir ce désir, de le fortifier, d'en faire un exercice, quotidien, de le prévoir au début de la journée, de regarder le soir comment on l'a vécu. Quelle est la disposition de mon coeur lors de l'exercice de mon travail professionnel, lorsque je réponds à une lettre, que je fais la cuisine, que je participe à une réunion. Est-ce que c'est par amour que chacun de ces actes est posé ? ou pour tout autre chose ?"
Pour ceux qui ont la Bible se brancher sur 1 Corinthiens 13 : 3


vendredi 20 août 2010

Tour de la grande roue de la vie




Tour de la grande roue de la vie

Vieillir est difficile
Et, tant de choses à faire.
Le mal, la douleur vile
Ne me laisse pas, que faire ?

De ma vie
Je fais le tour
Et de l'amour
Je fais le deuil
A vie
Les autres, je comprends pas
Ils mettent sur tout des étiquettes
J'ai passé l'âge du combat
Fini ma quête.

De la vie
J'ai fait le tour
Et de l'amour
Je fuis le seuil
Aussi.
Marcher m'est impossible
Je dois trouver ailleurs d'autres ailes
Ne plus être la cible
Qu'importe si je suis pas belle !

Dans la vie
Et dans l'amour
La fin du jour
C'est bien plus beau
Assis.
Vivre, je comprends plus
C'est plus ce que c'était
Un jour j'ai entendu :
La vie après la vie c'est bien mais...
En paix. (1)


Sans la vie
Reste toujours
Toujours l'Amour
Je suis au ciel
Merci.



Ouf !



(1) Si je dois me prendre la tête dans une vie après la mort, ça ne m'intéresse pas." entendu à la télé.

mercredi 18 août 2010

Simone Pacot


Je fais la paresseuse, je sais. Je viens de commencer un nouveau livre de Simone Pacot et je suis toujours bluffée : Reviens la vie !
C'est un sujet d'actualité pour ma famille qui a pas mal de soucis. Soeur, fille... Hospitalisation pour motifs graves.

J'avais pensé reprendre ici, mais comme je ne sais si quelqu'un me lit, ce n'est guère encourageant.

Je vais persévérer... A plus !

mercredi 31 mars 2010

spirituel et psychologique

Comprendre entre le spirituel et le psychologique de chacun :

« Les lois spirituelles ne vont jamais à l’encontre des lois psychologiques. En ce sens nous pouvons dire qu’elles les assument. Mais elles les situent autrement et ne se réduisent pas à elles 1. » Elles sont plus larges et leur but est différent. La loi spirituelle dépasse, oriente la loi psychologique, lui donne sa finalité, mais elle ne peut ni tuer, ni éteindre, ni ignorer, ni dénier le fonctionnement psychologique.
… L’être humain est constitué de trois composantes : l’esprit ou le cœur profond, l’âme ou la psyché et le corps… » Tout le trajet d’évangélisation de nos profondeurs va se situer dans cette recherche d’unité, sans confusion. Il est essentiel de vivre notre être intégral, nos trois composantes sans en négliger aucune, et en laissant l’Esprit y œuvrer librement car c’est sa fonction de nous unifier. Il y a en nous, comme dans la création, un ordre intérieur que nous devons connaître et respecter.

1 Xavier Thevenot, communication personnelle (cité par Simone Pacot qui a écrit le livre « Evangélisation des profondeurs).

! J’aime bien la notion de « cœur profond ». Et puis…

…. Il y a une attirance profonde entre notre être et l’Esprit. L’Esprit est impatient d’entrer et de remplir sa fonction et notre chair est assoiffée. Entendons-nous frapper à la porte de notre être ? Ouvrons-nous la porte ? Ou sommes-nous à la périphérie de nous-mêmes, coupés de notre source ? Savons-nous que Dieu habite l’être humain, que celui-ci est ainsi le temple de l’Esprit et qu’il peut littéralement vivre de la vie de Dieu, en être nourri, irrigué. Simone Pacot

! On a l’impression de connaître déjà tout ça, mais les « mots » de Simone Pacot, inspirée, en plus de ses propres réflexions, par divers auteurs de livres de théologie ou bien de psychologie, sont tellement beaux que je crois découvrir quelque chose pour la première fois. Ou redécouvrir, car j’ai peur d’avoir oublié trop souvent.

mercredi 10 mars 2010

Evangélisation des profondeurs

Ce livre "Evangélisation des profondeurs", au titre bizarre certes, je l'ai repris alors que je me trouvais dans un état bizarre et le besoin de faire le point entre mon côté psy et mon côté spirituel. J'ai trouvé.

Ce livre est l'expérience de Simone Pacot qui s'appuie sur une psychotérapie afin de fortifier une foi chancelante (au départ) que la prière n'arrivait pas à fortifier.

"J'ai pris conscience que le plan psychologique devait s'ouvrir au plan spirituel" dit-elle.

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"Nous ne sommes jamais passifs devant notre histoire, même s'il y a eu refoulement. Notre histoire ne peut être changée, mais par contre changer les conséquences de notre passé sur notre présent est possible. Elle peut être un lieu d'enfermement, d'angoisse, de honte, ou devenir un tremplin, un moteur pour une vie qui va partir de ce que nous sommes, à partir de notre vécu..."

"Que faire ? En général nous prions pour être guéris des symptômes du mal, mais les problèmes de fond demeurent. Nous pensons alors manquer de foi et cédons au découragement et à l'épuisement. Il est parfois nécessaire d'entreprendre une analyse ou une psychothérapie avec quelqu'un de compétent (il ne s'agit en aucun cas de se lancer dans des psychothérapies "sauvages") mais, bien entendu, ce trajet ne doit pas être systématisé. Beaucoup peuvent vivre une restauration très profonde, s'éveiller, être pacifiés en retrouvant des repères fondamentaux qui vont les situer justement dans leur condition de fils et de filles de Dieu. En entrant dans une réelle compréhension de la parole de Dieu, des grandes lois de la vie, en prenant soin de nos trois composantes : le corps, l'âme ou la psyché (c'est-à-dire les sentiments, les émotions, les affects...), l'esprit (ou le coeur profond) et en les remettant en ordre, en permettant à l'Esprit de les vivifier, au Christ de les habiter, en ouvrant à la lumière de Dieu l'intégralité de notre histoire, nous sortirons du morcellement intérieur et notre vie retrouvera un sens. Ce chemin est simple, à la portée de tous."

mardi 30 septembre 2008

La solitude de l'infirme de Bethseda

Jean 5 : 2 - 6 Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l'eau ;car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l'eau ; et celui qui y descendait le premier après que l'eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie. Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans.Jésus, l'ayant vu couché, et sachant qu'il était malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ?
L'infirme lui répondit : "Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais un autre descend avant moi."


Je n'ai personne : quelques mots qui expriment une désillusion et une solitude immense. Connaissez-vous ces sentiments ? Il semble parfois n'y avoir personne qui se soucie de nous ou qui soit disposé à nous aider. Une oreille attentive ou une main tendue peut faire beaucoup de bien. La solitude est l'un des plus grands problèmes de notre époque. Si elle vous est familière, vous n'êtes donc pas le seul (ou la seule). Dans le cas contraire, comment pourrez-vous aider des personnes seules ?
(trouvé dans ma nouvelle Bible avec des mots d'aujourd'hui. Je l'aime beaucoup. Ces petits encarts aussi.)


La solitude, j'y pense. Pas pour moi, pas encore, mais pour celle qui est allée au CHU Cavale Blanche hier. Il semblait que c'était un AVC. Le spectacle était édifiant. Pouvait pas marcher, pas parler, les pieds par terre et le corps sur le lit dans une odeur atroce. Chacun comprendra.
Après tous les cas de conscience : pourquoi n'ai-je pas vu ce qui pouvait arriver ? ni rien fait ?
Ce matin, je me dis : Si ça m'arrivait ? combien de jours et de nuits resterai-je à croupir dans mes déjections ? dans mes angoisses ? Ce sera long, je le crains.

On peut toujours faire mieux dans la vie, face à une solitude.

jeudi 18 septembre 2008

Rien de nouveau sous le soleil

Je ne sais pas bien où mettre cette note (j'ai d'autres blogs ailleurs) mais je pense qu'ici ce serait bien.


Il y a des moments où l'on n'est pas heureux dans sa vie, et moi, dans ces moments-là j'ai plaisir à lire les Ecclesiastes de la Bible. Je suis sensible à la poésie, à la philosophie, à la psychologie, et le tout pas forcément absolument religieux. Mais les Ecclesiastes, je les trouve à ma portée et je me laisse bercer par ses mots.

Car, Ecclesiaste me dit des mots que j'entends bien, et je suis à l'aise comme un poisson dans l'eau.
C'est dans les certitudes des autres que je me déplais, mais l'incertitude de la vraie vie, selon Ecclesiaste m'apporte du positif. Incroyable.
J'ai bien aimé ce qu'il dit de la solitude par rapport au fait d'être deux :
"Il vaut mieux être deux que tout seul, parce qu'à deux on tire un bon profit du travail. En effet en cas de chute, l'un relève son compagnon, mais malheur à celui qui est seul et qui tombe sans avoir de proche pour le relever."
Eccl. 4 : 9 (j'ai une excellente bible avec des mots plus modernes).

Ces derniers jours je me suis bien énervée. J'ai fait peur, parait-il, à mes proches (par téléphone, j'ai hurlé). Et puis... j'ai regretté. J'ai réalisé que ma solitude avait besoin de parler (même au téléphone) d'écrire et... d'être un peu comprise. Un minimum.

Entre temps, au cinéma j'ai vu trois films (pour la fête de rentrée du cinéma). C'était bien mais j'en parlerai plus tard. Un soir, je suis rentrée vers 21h30 pour voir le "Dernier Empereur" que j'ai toujours bien aimé.
Bizarrement, j'ai eu l'impression de découvrir un film que je n'avais jamais vu. Le début, oui, je reconnaissais, lorsque que l'Empereur était petit. Et une partie de la fin aussi. La scène du jardinier. J'ai l'impression que je vois les films sous un jour nouveau. Je découvre beaucoup de choses qui m'étonnent. Ai-je enfin les yeux ouverts ? Ai-je changé ?
J'ai découvert l'existence du directeur de la prison où Pu Yi était incarcéré pendant dix ans (je crois). Son humanité, sa culture, sa gentillesse et son humour lorsqu'il a libéré Pu Yi.
J'ai aimé son personnage. Je le guettais dans les scènes générales, j'étais prise par son charme.

Je connaissais la scène où Pu Yi, voulant venir en aide au directeur, qui défilait dans un accoutrement ridicule et infâmant ayant été arrêté par les nouveaux communistes de Mao, et que le soldat lui a demandé qui il était, il a répondu : " je suis un jardinier".
Je n'ai pas bien aimé l'intolérance de ce genre de régime, moi qui ne supporte pas la moindre aliénation de la liberté personnelle. Je ne supporte pas. Bienvenue au libre arbitre.

Et puis, la scène de l'enfant, le fils du gardien du musée (anciennement palais de l'Empereur) qui demande à Pu Yi une preuve qu'il était l'ancien Empereur qui a vécu là enfant. Le vieux Pu Yi a sauté allègrement derrière le trône pour dénicher une petite boîte contenant un grillon toujours vivant. Il riait comme un enfant. Il revivait un peu sa vieille vie avant de mourir.
Je me demandais comment il a pu oser dire qui il était à cet enfant. Pourquoi pas ? Les enfants sont différents des adultes. Ils ne voient pas les choses de la même façon. Tant mieux.

J'ai passé une semaine très spéciale et j'espère que je vais continuer à découvrir d'autres messages dans la Bible ou dans des films. Ou des livres. Il y a encore du travail. On a beau être vieux, on n'a pas tout compris.
Ouh là, je suis bien !